La Bastide

    Avant de devenir la bastide actuelle, Jegun est un village ecclésial, autour de l’église sur le Bastion. Entre 1160 et 1188, Bernard IV, comte d’Armagnac pille, démolit l’église et fortifie la ville  avec tours et murailles. Ce qui en fait une des plus vieilles bastides de Gascogne.
En 1577, Henri de Navarre s'y enferme pour échapper aux troupes commandées par Villars, gouverneur de Guyenne.

D'une parfaite régularité, le bourg est composé de quatre rues parallèles dans le sens de la longueur qui le découpent en cinq îlots. Une halle située dans l'îlot central fait office de place (inexistante dans le village). Une enceinte, maintenant détruite, entourait la cité; quelques vestiges sont encore visibles de ces murs et de ces quatre portes qui donnaient accès à l'intérieur de la ville.

            La Halle-Mairie

Au cœur du village, la halle-mairie date du XIXème. La précédente en bois a été détruite par un incendie le 3 janvier 1841. Les anses de panier encore visibles montrent bien l’esprit de négoce de ces fondations.
La maison commune sur la Halle avec horloge et prison abrite les réunions du Conseil Municipal.
Les belles demeures médiévales dans le centre du village témoignent de la prospérité du bourg.
Ainsi, dans la "Grand Rue" on peut  admirer une belle maison à encorbellements du début du XVème siècle ; un peu plus loin un Hôtel Particulier du XVIème, où, dit-on, Henri IV aurait séjourné avec sa future belle mère, Catherine de Médicis ...

La Collégiale
En 1195, une lettre du Pape Célestin III concerne la reconstruction de la nef romane de l’église Saint-Candide à l’emplacement de l’ancien cimetière. L’église est achevée en 1373.

L'église Sainte Candide, en grande partie romane. C'est une ancienne collégiale, achevée au XIVème et très remaniée au XIXème. Bâtie sur un tertre ombragé, elle comprend une nef du XIIème, avec des chapelles latérales du XVème et un chœur gothique.

Cette collégiale renferme de superbes vitraux du XIX ème siècle et un Orgue de Théodore Puget (1879) classé Monument Historique.

La municipalité actuelle a entamé la restauration des vitraux, soutenue par une souscription auprès de la Fondation du patrimoine. L’Orgue est également en cours de restauration : les travaux sont confiés à un facteur d’Orgues gersois. Une association, « les amis de l’orgue » propose un programme de soutien.

Le 12 juillet 2010, à 21 h, concert de saxophonistes dans la Collégiale
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